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  • À Saumur, les Négresses Vertes vont faire danser le Beau Repaire

    Le Beau Repaire accueillera les Négresses Vertes le jeudi 29 octobre 2026, pour la première grande date de sa programmation. La soirée, organisée avec le JOA Casino de Saumur, débutera avec le duo Mariluce avant le concert du groupe parisien, attendu à 21 heures. Il suffit parfois d’un nom et d’une date pour entendre déjà la salle vibrer. À Saumur, l’annonce du concert des Négresses Vertes au Beau Repaire possède cette promesse très concrète : celle d’une soirée où l’on viendra autant écouter que bouger. Je pense à ces refrains qui ont traversé plusieurs générations, à « Voilà l’été » qui surgit encore dans les fêtes dès les premières mesures, ou à « Sous le soleil de Bodega », capable de transformer une salle de concert en place de village. Le rendez-vous est fixé au jeudi 29 octobre 2026, à 21 heures, au 21 place Beaurepaire. Les portes ouvriront dès 19 heures et le duo féminin Mariluce assurera la première partie à 20 heures. La Ville de Saumur présente cette date comme la première programmation d’ampleur du Beau Repaire, équipement municipal consacré au spectacle vivant et aux musiques actuelles. L’annonce intervient alors que l’ancienne salle Beaurepaire vient d’être profondément rénovée pour devenir un lieu modulable pouvant accueillir jusqu’à 1 200 personnes. Les informations officielles sont disponibles sur le site de la Ville de Saumur. Les billets seront mis en vente le 14 septembre à 10 heures. Il faudra compter 29 euros en placement debout, 31 euros en configuration assise, avec des tarifs réduits respectivement fixés à 20 et 25 euros. Ce concert ne tombe pas du ciel. Le Beau Repaire a ouvert ses portes au printemps, après un chantier très attendu mais marqué par des retards. La première soirée, le 7 mai 2026, avait réuni La Ruda, groupe né à Saumur au début des années 1990, et les Woumpapos, formation locale des années 1980. La salle avait alors affiché une forte affluence, donnant au lieu une première image de scène populaire, ouverte et résolument tournée vers les musiques vivantes. Cette inauguration avait aussi une valeur symbolique : elle associait la mémoire musicale locale à un équipement appelé à accueillir des artistes venus de toute la France. La venue des Négresses Vertes donne maintenant au lieu une affiche nationale, avec un groupe dont l’histoire épouse une bonne partie des mutations de la chanson française. Formée à Paris en 1987 par des musiciens venus notamment du punk, du cirque et des scènes alternatives, la formation a rapidement développé un langage à part. Sa musique mélangeait la guinguette, le rock acoustique, la chanson réaliste, les rythmes méditerranéens et une certaine urgence héritée des marges du rock français. Cette alchimie permettait au groupe de rester festif sans être superficiel, populaire sans renoncer à l’invention. Son premier album, Mlah, publié en 1988, a installé cette identité immédiatement reconnaissable. Les cuivres, l’accordéon, les percussions et les chœurs y composent une matière sonore généreuse, presque physique. « Voilà l’été » s’est imposée comme le morceau emblématique de cette énergie solaire, mais l’album ne se résume pas à ce tube. Il témoigne d’une époque où des artistes issus des scènes alternatives cherchaient à faire entrer leurs influences multiples dans une chanson française plus libre, plus métissée et moins soucieuse des frontières entre rock, bal populaire et musiques du monde. Le groupe a ensuite publié Famille nombreuse, Zigzague et Trabendo, avant de connaître une longue période d’éclipse. Après plusieurs retours ponctuels, les Négresses Vertes se sont reformées en 2018 autour de Stéfane Mellino pour reprendre la route et célébrer les trente ans de Mlah. Le Zobi Tour s’inscrit dans cette histoire de transmission : il ne s’agit pas seulement de rejouer des chansons connues, mais de faire vivre un répertoire sur scène, au contact d’un public qui le découvre parfois à travers ses parents. La formation annoncée par le producteur Décibels rappelle la dimension collective du projet. On y retrouve notamment François Tousch à l’accordéon, Iza Mellino aux percussions, Mich Ochowiak à la trompette, Gwen Badoux au trombone et Matthieu Rabaté à la batterie. Chez les Négresses Vertes, la musique semble toujours avancer en bande, portée par les frappes, les souffles et les chœurs plutôt que par une seule figure centrale. C’est cette organisation très collective qui donne aux concerts leur mouvement continu et leur capacité à faire participer la salle. Je trouve intéressant que Saumur ait choisi cette formation pour lancer véritablement la saison du Beau Repaire. La salle ne se contente pas d’accueillir une célébrité patrimoniale : elle invite un groupe dont les chansons ont conservé une énergie physique. Le souvenir du concert des Négresses Vertes au festival de Trélazé en 2023, relevé par Le Courrier de l’Ouest, montre d’ailleurs que leur retour ne repose pas uniquement sur la nostalgie. Les dates annoncées à Hellemmes-Lille, Trappes ou Aix-en-Provence replacent le rendez-vous saumurois dans une tournée structurée, et non dans une apparition isolée. Pour le public, l’enjeu sera donc double : découvrir un équipement neuf et retrouver une formation qui sait faire circuler la fête entre la scène et la salle. La première partie de Mariluce, duo de chanson pop francophone, ouvrira la soirée sur une tonalité plus intimiste avant le déferlement des cuivres. Je garderai surtout cette image : une nouvelle salle encore chargée de l’odeur du chantier, des spectateurs qui franchissent ses portes pour la première fois, puis les premières notes de « Voilà l’été » qui donnent au bâtiment sa véritable inauguration. À Saumur, le Beau Repaire ne sera pas seulement un lieu à visiter ; il devra désormais devenir un lieu de rendez-vous. Les Négresses Vertes lui offrent une entrée en matière généreuse, populaire et suffisamment électrique pour que l’on sache, dès le 29 octobre, si la promesse est tenue.

  • Élodie Frégé retrouve Michel Berger en chœur : « Berger Story » à Nantes

    À Nantes, Élodie Frégé donnera voix aux chansons de Michel Berger le 26 septembre 2026, entourée de 250 choristes. Avec « Berger Story », la chanteuse renoue avec la scène française et transmet un répertoire qui continue de réunir les générations. Quand je pense à Michel Berger, j’entends d’abord un piano, quelques notes immédiatement reconnaissables et cette manière si particulière de faire entrer l’intime dans une chanson populaire. C’est précisément cette mémoire que le spectacle « Berger Story » entend réveiller. Le 26 septembre 2026, au LAPS, dans le parc des expositions de Nantes, Élodie Frégé partagera la scène avec le chœur Spectacul’Art, composé de 250 choristes. Les informations publiées par La Cité des congrès de Nantes, Exponantes et Fnac Spectacles confirment le rendez-vous, fixé à 20 heures. Le projet ne ressemble pas à un simple concert hommage. Il s’agit plutôt d’une rencontre entre une voix soliste et une masse chorale, avec ce que cela suppose de puissance, de précision et parfois de vertige. Dans l’entretien accordé à Hello Gazette Nantes, Élodie Frégé raconte que les chansons de Michel Berger l’accompagnent depuis l’enfance. Chez elle, explique-t-elle, la chanson française occupait une place centrale. Adolescente, elle a aussi été profondément marquée par « Starmania », œuvre dans laquelle la musique de Berger et les textes de Luc Plamondon donnent à entendre une société inquiète, romantique et cruelle. Avant même de devenir interprète, Frégé a reçu ces chansons comme une histoire familiale, à travers les disques écoutés dans une maison et les refrains qui restent longtemps après la fin du morceau. Cette familiarité n’empêche pas le répertoire de conserver sa force de découverte. Michel Berger a composé une musique immédiatement accessible, mais rarement simpliste. Ses mélodies savent installer une émotion en quelques mesures, tandis que les textes s’attachent aux failles, aux malentendus et au besoin d’être aimé. De « Message personnel », écrit pour Françoise Hardy, à « Pour me comprendre », la fragilité n’est jamais présentée comme une faiblesse. Elle devient au contraire le point de départ d’une chanson capable de toucher un public très large. C’est sans doute l’une des raisons pour lesquelles ses titres continuent de circuler, d’être repris et de se transmettre bien au-delà de leur époque. Pour « Berger Story », la chanteuse a choisi des titres qui la touchent particulièrement, parmi lesquels « Message personnel » et « Pour me comprendre ». Deux chansons très différentes, mais qui portent la même attention aux fragilités humaines. Élodie Frégé insiste surtout sur la place des choristes. Elle ne les considère pas comme un simple accompagnement : selon ses propres mots, c’est elle qui vient « apparaître sur quelques titres » autour d’eux. Cette nuance change beaucoup de choses. Le cœur du spectacle appartient à ces centaines de voix venues de différentes régions, préparées selon les exigences de Spectacul’Art et réunies par une même partition. Les présentations du projet sur le site officiel de Spectacul’Art, O Spectacles et Label LN décrivent une tournée nationale conçue pour toucher plusieurs générations. Les premières annonces faisaient état de dates à Orange, Bobino et dans d’autres villes. À Nantes, le chœur réunira 250 voix autour de classiques comme « La groupie du pianiste » ou « Diego », d’après les informations relayées par Outgoings. Je me méfie toujours des hommages qui se contentent d’aligner les tubes, mais l’idée d’un répertoire porté par des chanteurs amateurs et encadré par une artiste habituée aux univers singuliers me paraît plus vivante. Le collectif ne reproduira pas seulement des chansons connues : il leur donnera la respiration particulière d’un spectacle choral. Après une longue parenthèse loin des tournées françaises, Élodie Frégé retrouve ici une énergie collective. Elle a beaucoup voyagé avec Nouvelle Vague, notamment en Colombie, au Brésil, en Allemagne et en Italie, mais elle confie aujourd’hui le plaisir de renouer avec le public de son pays. À Nantes, elle retrouvera aussi une région qu’elle connaît avec affection : il y a trois ans, elle avait séjourné à Pornic pour composer, profitant du calme d’une maison et d’un petit jardin. Ce détail me plaît, parce qu’il relie la grande scène et le temps suspendu de l’écriture, les projecteurs et les promenades sur la côte. Le passage par Nantes ne sera d’ailleurs qu’une étape dans une période particulièrement dense. Après la fin de la tournée « Berger Story », annoncée au début du mois de novembre, Élodie Frégé doit rejoindre André Manoukian pour une version scénique de « La vie secrète des chansons ». Elle prépare également un projet de trio jazz et travaille avec Alexandra Cismondi sur une pièce située dans les coulisses d’un spectacle consacré à Johnny Hallyday. Un EP, un duo avec Patxi et la ressortie en vinyle de « Le jeu des 7 erreurs », réalisé avec Benjamin Biolay en 2006, complètent cet horizon. Ces projets montrent une artiste qui refuse de choisir entre chanson, jazz, théâtre et cinéma. Reste une question : que deviendront ces chansons de Michel Berger lorsqu’elles seront chantées par une génération qui ne les a pas forcément découvertes sur vinyle ou à la radio ? La réponse se trouvera peut-être dans le silence qui suit un chœur de 250 voix. Si les mélodies sont assez solides pour traverser le temps, c’est parce qu’elles parlent encore de solitude, de désir, de peur et de besoin d’être compris. À Nantes, Élodie Frégé ne viendra donc pas seulement célébrer un disparu. Avec Spectacul’Art, elle contribuera à faire entendre une nouvelle fois la part profondément humaine de Michel Berger.

  • Jean-Jacques Goldman : derrière les millions, la mystérieuse fabrique d’un auteur qui préfère l’ombre

    Jean-Jacques Goldman continue de faire parler de lui sans avoir besoin de reprendre un micro. Une publication récente de Public rappelle l’ampleur supposée de ses droits d’auteur et révèle surtout une information plus intrigante : Alizée conserverait dans ses tiroirs des chansons inédites écrites par Goldman. L’épisode résume bien le paradoxe de l’artiste, toujours présent dans la mémoire collective, mais obstinément absent de la scène médiatique. Je me méfie toujours des titres annonçant la fortune exacte d’un chanteur. Les droits d’auteur ne constituent pas un salaire fixe : ils dépendent des diffusions, des ventes, des reprises, des concerts, du streaming et des contrats éditoriaux. Les estimations souvent reprises dans la presse évoquent toutefois plusieurs millions d’euros annuels pour Jean-Jacques Goldman, dont le répertoire continue de vivre à la radio et sur les plateformes. Le chiffre mérite donc d’être regardé comme un ordre de grandeur, non comme un relevé bancaire. La Sacem rappelle que les droits rémunèrent les auteurs et compositeurs lorsque leurs œuvres sont exploitées, sans que chaque diffusion leur revienne intégralement. Entre les différents ayants droit, les interprètes, les éditeurs et les territoires concernés, la réalité est plus complexe qu’un simple compteur de ventes. Ce qui ne fait guère débat, en revanche, c’est la profondeur de son catalogue. Depuis les années 1980, Goldman a écrit pour lui-même, pour ses complices Carole Fredericks et Michael Jones, mais aussi pour Céline Dion, Johnny Hallyday, Patricia Kaas, Khaled, Florent Pagny, Marc Lavoine ou Patrick Fiori. Il a parfois utilisé des pseudonymes, comme Sam Brewski ou O. Menor, manière élégante de laisser la chanson appartenir d’abord à celui ou celle qui la chante. Cette discrétion explique en partie la puissance de ses revenus : une œuvre peut continuer à circuler longtemps après la disparition des projecteurs. Ses chansons ont été diffusées à la radio, reprises sur scène, redécouvertes par de jeunes artistes et intégrées à des émissions populaires. Dans le cas de Goldman, la multiplication des interprètes et des usages a installé un véritable écosystème autour de ses mélodies. Le cœur de cette actualité reste pourtant l’histoire de D’eux, l’album écrit et produit pour Céline Dion en 1995. Selon la page officielle de la chanteuse, le disque a dépassé les dix millions d’exemplaires vendus dans le monde ; Public évoque de son côté plus de 4,4 millions en France et environ huit millions en Europe. Les chiffres varient selon les territoires et les méthodes de comptage, mais la conclusion demeure solide : D’eux est considéré comme le plus grand succès de l’histoire de l’album francophone. À une époque où la variété française et la chanson internationale se côtoyaient sans toujours se mélanger, le disque a réussi à imposer une écriture simple, directe et profondément mélodique. Je me souviens de ce que cette rencontre avait de presque improbable : une voix habituée aux démonstrations vocales et un auteur français qui lui demandait de retenir ses effets, de privilégier le mot, la respiration, la fragilité. Avec Pour que tu m’aimes encore, Je sais pas ou Vole, Goldman ne s’est pas contenté de fournir des chansons à Céline Dion ; il a déplacé son centre de gravité artistique. La force de ces titres tient à leur équilibre. Les refrains sont immédiatement mémorisables, mais les couplets ménagent des silences, des nuances et une forme de vulnérabilité. La chanteuse a expliqué, dans des propos régulièrement cités, que Goldman l’avait aidée à se découvrir autrement. C’est cette qualité de direction musicale, plus encore que le montant des droits, qui éclaire la longévité du disque. L’autre révélation de Public concerne Alizée, qui affirme détenir des chansons de Goldman jamais publiées. Elle aurait renoncé à les intégrer à un album faute de cohérence artistique, tout en laissant entendre qu’une sortie resterait possible un jour. Cette confidence est précieuse parce qu’elle montre que l’auteur ne fonctionne pas comme une simple machine à tubes. Ses chansons semblent attendre le bon interprète, le bon moment et le bon écrin. Un texte de Goldman mal placé pourrait devenir une curiosité ; dans un projet qui lui correspond, il peut encore toucher juste. L’hypothèse de ces morceaux inédits nourrit aussi une fascination très contemporaine : celle des archives dormantes, des maquettes et des œuvres que le public n’a jamais eu l’occasion d’entendre. Ce qui me frappe, au fond, c’est la contradiction entre la fortune supposée de Jean-Jacques Goldman et son mode de vie public. Depuis son retrait progressif de la scène au début des années 2000, il n’a pas organisé son absence en événement. Il n’alimente presque jamais les réseaux sociaux, donne peu d’interviews et laisse les autres chanter son œuvre. Même son retour sur les plateformes de streaming, en 2019, s’est effectué avec une sobriété qui lui ressemble. Ses chansons, elles, n’ont jamais cessé de revenir : dans les playlists, les émissions de télévision, les concerts des Enfoirés et les reprises de jeunes artistes. Génération Goldman avait déjà montré, en 2012, que son écriture pouvait franchir les générations. Je ne crois pas que Goldman ait besoin d’un retour spectaculaire pour retrouver sa place. Son actualité est ailleurs : dans une chanson qui ressurgit, dans un disque qui continue de se vendre, dans la voix d’un interprète qui redécouvre une mélodie écrite trente ans plus tôt. Reste une question, la seule qui vaille vraiment : Alizée sortira-t-elle un jour ces morceaux conservés dans l’ombre ? Si elle le fait, l’événement ne sera pas seulement commercial. Il rappellera qu’un auteur peut se retirer du bruit sans disparaître, et que les chansons, parfois, savent attendre leur heure mieux que les artistes eux-mêmes.

  • Thomas Dutronc, de la guitare manouche aux éclats de Gotlib

    Le chanteur et guitariste Thomas Dutronc a participé, le 18 avril 2026 au Grand Palais de Paris, à la remise du 4e prix Gotlib. Aux côtés de personnalités de la culture et de l’humour, il a distingué le dessinateur écossais Tom Gauld pour La Physique pour les chats, une récompense qui confirme son goût pour les passerelles entre musique, littérature et bande dessinée. Il y avait quelque chose d’assez réjouissant à voir Thomas Dutronc sous la verrière du Grand Palais, non pas une guitare à la main, mais installé parmi les jurés d’un prix consacré à la bande dessinée humoristique. La photographie publiée par Purepeople le montre dans ce décor monumental, au milieu d’un événement où les livres, les dessins et les traits d’esprit ont remplacé, le temps d’une soirée, les amplis et les projecteurs de concert. Pour moi, cette présence n’a rien d’anecdotique. Thomas Dutronc appartient à cette famille d’artistes qui aiment circuler d’un univers à l’autre sans donner l’impression de changer de peau. Il est musicien, bien sûr, héritier d’une histoire familiale prestigieuse, mais aussi amateur de cinéma, de littérature, de jazz et d’images. Son parcours, marqué par la guitare manouche et par un goût affirmé pour les standards, l’a installé dans une relation très libre à la culture populaire. Le choix de l’intégrer au jury du prix Gotlib prolonge cette curiosité naturelle. Créé en 2023 par Ariane Gotlieb, fille du dessinateur Marcel Gotlib, le prix défend la bande dessinée comique et récompense une œuvre capable de faire rire sans renoncer à l’intelligence ni à la singularité. Comme le rappellent Ligne Claire et le Festival du Livre de Paris, la cérémonie s’inscrivait dans l’édition 2026 du festival, organisée du 17 au 19 avril au Grand Palais. Le prix est doté de 5 000 euros et s’est déjà construit une petite histoire : Manu Larcenet avait remporté la première édition, suivi de Mo/CDM en 2024 puis de François Boucq en 2025. Cette succession dit bien l’ambition de la récompense : rester fidèle à l’esprit de Gotlib tout en regardant la création contemporaine avec appétit. Cette année, huit albums avaient été retenus parmi 90 titres examinés lors de la première sélection. Le jury réunissait Antoine de Caunes, Clara Dupont-Monod, Richard Gotainer, Catherine Meurisse, Jean-Paul Rouve, Charline Vanhoenacker, Zep, le mentaliste Charlie Haid et Thomas Dutronc. Sa présence donne au groupe une couleur singulière. On imagine volontiers les discussions animées, les désaccords de goût et les éclats de rire autour d’une table où le dessin devait être jugé autant pour son pouvoir comique que pour sa liberté. Dans son compte rendu, ActuaBD souligne justement le tournant pris par le prix, désormais ouvert à la bande dessinée étrangère et aux éditeurs alternatifs. Le lauréat, Tom Gauld, est un auteur écossais né en 1976, connu pour son trait dépouillé, ses références littéraires et scientifiques et son humour pince-sans-rire. Dans La Physique pour les chats, publié par les éditions 2042, les chats deviennent les complices, parfois les cobayes, de théories scientifiques absurdes. Viabooks insiste sur l’équilibre entre érudition, tendresse et accessibilité de cette œuvre, tandis que ToutenBD rappelle que Gauld succède à François Boucq. Cette économie de moyens rapproche peut-être le travail de Tom Gauld de ce que Thomas Dutronc recherche dans la musique : un rythme précis, une idée claire et le sens du détail qui fait mouche. Une case de bande dessinée comme un chorus de jazz doit savoir ménager une pause, installer une attente et surprendre au bon moment. Même si le guitariste n’est pas l’auteur récompensé, son rôle de juré l’inscrit dans une actualité culturelle plus large, où les artistes sont invités à faire dialoguer leurs disciplines. À peine la cérémonie terminée, son propre calendrier musical se dessinait déjà : il doit retrouver la scène avec un projet consacré aux standards du jazz. Le festival Jazz à Juan présente ainsi Thomas Dutronc – Jazz & Friends, avec un rendez-vous annoncé le 18 juillet à la Pinède Gould d’Antibes-Juan-les-Pins par See Tickets. Entre une guitare jazz et une planche de bande dessinée, le fil n’est finalement pas si ténu. Je retiens surtout de cette séquence l’image d’un Thomas Dutronc à l’aise dans un rôle qui ne lui était pas naturellement associé. Le fils de Jacques Dutronc et de Françoise Hardy n’a pas cherché à occuper le devant de la scène : il a pris part à une conversation collective, au service d’un album et d’un auteur. Je le retrouverai bientôt sur scène, mais je garderai de ce 18 avril une image moins attendue : celle d’un musicien qui, entre deux notes de jazz, sait aussi reconnaître la beauté d’un gag bien dessiné.

  • Jean-Jacques Goldman, fantôme bien vivant du grand retour de Céline Dion à Paris

    Devant le majestueux Royal Monceau, aux aurores parisiennes, ils sont déjà réunis — fans passionnés, manteaux serrés, doigts effleurant leurs écrans, parfois un vieux CD de D’eux niché sous le bras. Parmi les murmures et les refrains chuchotés comme des mantras : « Pour que tu m’aimes encore », « J’irai où tu iras », « S’il suffisait d’aimer ». Mais au cœur de cette ferveur, un nom suscite autant d’émoi que celui de la reine québécoise : Jean-Jacques Goldman. Lorsque Céline Dion fait son apparition, sourire doux malgré la fatigue des répétitions à la Plenitude Arena de Nanterre, où s’annoncent seize concerts du 12 septembre au 17 octobre 2026, on pourrait croire que les années ont effacé la part d’histoire commune. Mais non. Quelques échanges suffisent pour rappeler que Goldman demeure au centre de l'aventure française de la chanteuse. À une question sur sa chanson favorite à rechanter, Céline rit doucement : Jean-Jacques lui a offert un « gros problème » — cette « bible de chansons » qu’il lui a écrite, un trésor autant qu’un dilemme pour bâtir une setlist. Avec un sourire complice révélé dans les colonnes de Grazia, elle avoue sa difficulté à choisir entre ces titres intemporels, promettant même des concerts plus longs et incitant les fans à « mettre de bonnes chaussures ». Jean-Jacques Goldman et Céline Dion : une alliance franco-québécoise majeure Pour saisir l’essence de cette dynamique, il faut revenir à 1995, année où sort D’eux, l’album francophone le plus vendu de tous les temps, avec plus de 10 millions d’exemplaires écoulés. Jean-Jacques Goldman en est le compositeur principal et l’homme derrière les mots. Plus qu’un simple album, c’est une lettre d’amour à la voix et à la vie de Céline, mêlant chansons sur la vie de couple, la carrière, les incertitudes, le tout sur un fond musical riche allant du blues au rock, en passant par le gospel et la pop. Trois ans plus tard, S’il suffisait d’aimer consolide cette complicité artistique. Sous la direction de Goldman et du producteur Erick Benzi, les chansons se font plus poétiques et introspectives, témoignant d’une écriture resserrée autour de la vulnérabilité. L’hymne « S’il suffisait d’aimer » est à ce titre l’une des pièces maîtresses qui enchanteront les foules et affermiront leur héritage commun. Un compagnonnage créatif marqué par la discrétion et la fidélité La collaboration ne s’arrête pas là. Goldman signera également Une fille et quatre types puis « Encore un soir » en 2016 — ce dernier, empreint de mélancolie, écrit alors que la santé de René Angelil, mari et manager de Céline, déclinait. Pendant deux décennies, leur complicité aura donné naissance à une série de tubes indélébiles. Pourtant, Jean-Jacques Goldman choisit progressivement l’ombre. Il quitte peu à peu les projecteurs, refusant les hommages et devenant rare à la télévision. Après 2016, il se retire à Londres puis à Marseille, laissant derrière lui un riche patrimoine musical. Malgré cela, il demeure une figure familière, un repère moral et affectif pour des générations de Français. 2026 : un retour orchestré autour de 'Dansons' et d'une résidence événement Le retour attendu de Céline Dion à Paris six ans après son dernier show est naturellement lié à ce lien profond avec Goldman. Si les concerts promettent une expérience unique, c’est aussi la sortie de « Dansons », premier titre original francophone de la diva depuis plusieurs années, qui fait sensation. Signé par Goldman, ce single, dévoilé en avril 2026, trouve ses racines en 2020, au cœur du confinement. Inspiré par l’image de couples dansants enfermés chez eux, la chanson fut écrite sans modification six ans plus tard, un symbole intemporel d’intimité et de résilience. La vidéo lyrique, filmée dans les rues de Paris, scelle cette nouvelle étape française. Erick Benzi révèle même que Goldman fut invité à monter sur scène à la Plenitude Arena mais déclina, préférant rester dans l’ombre pour ne pas « voler la vedette » à Céline. Cette attitude témoigne d’une élégance qui renforce encore son aura. Analyse musicale et émotionnelle de 'Dansons' : une pépite signée Goldman « Dansons » se distingue par sa simplicité mélodique et son écriture épurée à la Goldman, jouant sur l’émotion sans artifice, attachée aux détails du quotidien. Si le morceau ne renoue pas avec le format de « Pour que tu m’aimes encore », il incarne une maturité artistique, une incarnation de leurs âges respectifs. L’orchestration aéré donne toute l’ampleur à la voix de Céline, porteur d’une émotion sincère et enveloppante. L'héritage musical et l’engouement populaire autour de la résidence parisienne Avec une mise en vente très médiatisée, les 480 000 billets pour ces seize dates ont attiré un public massif, près de 9 millions de demandes selon certains médias. Ce phénomène démontre la puissance toujours intacte de cette alchimie artistique et sentimentale entre la chanteuse et Goldman, ainsi que la force de leur catalogue commun. Au-delà des concerts, cet épisode contribue à consolider la place de leurs chansons dans le patrimoine musical francophone, jouées dans les foyers, les voitures, les mariages. Les fans, fidèles et émus, continuent de porter haut le flambeau de ces œuvres intemporelles. Conclusion : Jean-Jacques Goldman, l’ombre lumineuse d’un retour d’exception Ce grand retour de Céline Dion met en lumière la place singulière qu’occupe Goldman aujourd’hui : plus qu’un compositeur, un repère affectif et moral. Sa fidélité à une ligne artistique discrète et respectueuse renforce la magie des chansons qu’il signe. La résidence parisienne à Nanterre, agrémentée de passages emblématiques et sans doute de nouvelles collaborations, incarne ce lien d’exception. Plus qu’une simple renaissance scénique, c’est le témoignage d’une amitié artistique profonde qui, en 2026, raconte une histoire française et francophone d’amour, d’excellence et de tendresse intemporelle.

  • Marc Lavoine, le pari de l’intime : pourquoi il remet « Dans la peau » sur la route en 2027

    Je revois très bien Marc Lavoine un soir de 2021, seul debout sous un halo jaune pâle, Alain Lanty au piano, chuchotant presque « Chère amie » comme s’il écrivait la lettre devant nous. On sentait la salle se resserrer, les respirations se synchroniser, les verres cesser de tinter. C’est ce moment-là qui me revient en tête en découvrant qu’il remet ça : Marc Lavoine repart en tournée avec « Dans la peau », une nouvelle série de concerts en piano-voix à partir de février 2027, en France mais aussi en Suisse, en Belgique et au Luxembourg, avant une conclusion très parisienne au Théâtre de l’Atelier les 1er et 2 juin 2027, comme l’a détaillé Just Music dans son annonce récente. Dans un paysage musical saturé de grosses productions, d’écrans LED et d’effets pyrotechniques, Marc Lavoine fait un choix inverse, frontal : un piano, une voix, des mots. En filigrane, l’ombre d’un nouvel album annoncé pour l’automne 2026, qui devrait accompagner ce retour à l’essentiel. Ce projet « Dans la peau » s’inscrit dans une logique de dépouillement et d’intimité, loin de la surenchère des grands shows contemporains. Un retour à l’essentiel : la genèse du projet « Dans la peau » Depuis plusieurs années, Marc Lavoine a exploré des univers plus larges, parfois plus arrangés et sophistiqués. Son projet électro-symphonique présenté à la Seine Musicale en mai 2025 témoigne de cette ambition artistique. Pourtant, « Dans la peau », qui avait déjà connu un premier volet mêlant ses propres chansons et des reprises d’artistes qu’il admire, annonce une forme d’anti-thèse volontaire au spectaculaire : la simplicité, la lenteur, la proximité. Le pianiste Alain Lanty, fidèle compagnon de longue date, accompagne Marc Lavoine en offrant un cadre musical épuré où chaque note laisse place à la respiration de la chanson et à la force des paroles. Cette collaboration, remontant à plusieurs décennies selon la discographie recensée par AllMusic, garantit une complicité artistique presque palpable sur scène. Chanson française et maturité : un dialogue avec le temps À l’approche de ses soixante-dix ans, c’est toute une trajectoire humaine et artistique qui confère à cette tournée une résonance particulière. Marc Lavoine n’est plus seulement l’auteur de tubes comme « Elle a les yeux revolver » ou « Le parking des Anges », mais un artiste engagé dans une conversation profonde sur la parole, l’amour, la paternité, la foi en l’autre. Cette quête s’exprime pleinement lors des concerts piano-voix, moments où la lenteur et l’écoute permettent un échange vrai avec un public souvent fidèle depuis des décennies. La promesse de « dans la peau », d’un tête-à-tête presque domestique, rejoignant une sensibilité très française de la chanson intimiste. Les salles choisies – comme le Radiant-Bellevue, la Salle Métropole à Lausanne ou le Théâtre de l’Atelier à Paris, un lieu à taille humaine habitué au théâtre – confirment cette volonté d’une expérience intime, loin des grandes foules et effets scéniques. C’est un rendez-vous pacifique, presque familial, qui convoque l’émotion sans artifices. Un nouvel album en perspective : vers une continuité artistique L’annonce d’un album à l’automne 2026, qui accompagnera cette tournée, soulève plusieurs hypothèses quant à son contenu. Après avoir exploré récemment une dimension électro-symphonique plus ample, notamment visible dans des captations relayées sur YouTube et Taratata, Marc Lavoine pourrait choisir de poursuivre cette dualité : des compositions riches en studio et une interprétation épurée sur scène. Ce nouvel opus pourrait aussi incarner une écriture pensée spécifiquement pour ce format minimaliste piano-voix, suivant une tendance de plus en plus affirmée dans la chanson française où la sobriété sert la profondeur des textes. Au fil des prochains mois, interviews et actualités relayées par des médias comme Nostalgie ou Radio France devraient éclairer cette orientation, mais le pari est clair : proposer une œuvre cohérente qui mêle ambition artistique et proximité affective. L’héritage de Marc Lavoine et son impact sur la scène actuelle Avec une carrière qui s’étend sur plusieurs décennies, Marc Lavoine s’inscrit dans la lignée des grands interprètes de la chanson française, connus pour leurs textes poétiques et leur capacité à transmettre des émotions subtiles. Sa capacité à se renouveler sans trahir son identité, à prendre des risques artistiques tout en restant fidèle à son public, fait de lui une figure respectée et admirée. Le choix de la tournée « Dans la peau » témoigne de cette authenticité retrouvée, un retour aux racines qui inspire aussi de nombreux artistes contemporains à privilégier la qualité d’écriture et la simplicité des mises en scène. C’est aussi un rappel que la musique, dans sa forme la plus épurée, possède une force universelle capable de rassembler des générations diverses dans un même moment partagé. Conclusion : une expérience musicale à venir à ne pas manquer Marc Lavoine, avec sa tournée « Dans la peau » prévue pour 2027, offre un rendez-vous rare d’intimité et de sincérité dans un monde musical souvent marqué par le spectaculaire. Cette formule piano-voix, soutenue par la complicité d’Alain Lanty, promet de redonner vie à un répertoire riche, en le dépouillant jusqu’à l’essentiel. Au-delà de la nostalgie ou de la célébration de son parcours, cette tournée et le nouvel album à venir témoignent de la vitalité d’un artiste qui refuse de se reposer sur ses lauriers, choisissant au contraire la conversation simple et profonde avec son public. Dans le vacarme du monde contemporain, la proposition de Marc Lavoine apparaît comme une bouffée d’oxygène : celle d’un soir de février ou juin 2027, où l’on pourra s’asseoir dans le noir et écouter simplement une voix et son piano raconter des histoires, sans écran intermédiaire, dans une vraie communion musicale.

  • Gauvain Sers à Sarlat : Un coup d’envoi triomphal pour la saison culturelle 2026-2027 au centre Louis-Delmon

    Sur la façade discrète du centre culturel Louis-Delmon, à Sarlat, l’affiche de Gauvain Sers a à peine eu le temps de jaunir au soleil : à l’intérieur, la billetterie affichait déjà 75 % de remplissage en une semaine. Quand je suis tombé sur ce chiffre, j’ai relu deux fois : 74 800 euros de réservations engrangées en sept jours pour la saison 2026-2027, contre… 1 679 euros seulement l’an dernier à la même période, d’après le maire Basile Fanier cité par Sud Ouest. On ne parle plus d’un léger mieux, mais d’un raz-de-marée. Et au cœur de cette vague, il y a un chanteur à casquette, enfant des campagnes et double disque de platine, qui ouvrira la saison le samedi 26 septembre 2026 : Gauvain Sers, l’un des héritiers les plus populaires de cette chanson française que Radio PANAME! aime faire tourner en boucle. Je me revois très bien son visage posé, ses textes aux consonances rurales que j’ai découverts il y a quelques années dans un petit festival de province. À Sarlat, ce sont exactement ces chansons-là qui semblent agir comme un aimant sur le public. Un virage culturel audacieux pour Sarlat et le centre Louis-Delmon Tout commence au cœur de l’été, quand la municipalité de Sarlat dévoile les premiers contours de sa programmation 2026-2027. Sud Ouest raconte comment la nouvelle équipe municipale a décidé de doubler le budget dédié au centre culturel Louis-Delmon, avec une idée claire : replacer cette salle au cœur de la vie culturelle de la ville et du territoire périgourdin. Le slogan choisi, « Ça va vous plaire », sonnait presque comme une promesse un peu bravache ; les chiffres de la billetterie lui donnent aujourd’hui des allures de prophétie. Dans ce paysage repensé, Gauvain Sers apparaît comme la tête de gondole idéale. La mairie de Sarlat l’officialise dès le 6 août sur son site officiel et via les offices de tourisme locaux : le chanteur ouvrira la saison le 26 septembre 2026 à 20 h 30, dans cette salle d’environ 700 places, avec un tarif plein à 36 euros et des places réduites allant jusqu’à 22 euros pour les bénéficiaires du RSA. Sur les plateformes touristiques du département telles que Dordogne Périgord Tourisme et Lascaux-Dordogne, le même message s’affiche : le centre Louis-Delmon donnera le coup d’envoi de sa nouvelle vie avec « un concert exceptionnel » de Gauvain Sers. Gauvain Sers : le porte-voix des campagnes françaises En mars 2026, Gauvain Sers signe son retour avec un quatrième album, « Boulevard de l’enfance », sorti après quatre ans de silence discographique. Cet opus perpétue son style mêlant tendresse et regard social, avec ce souffle déjà apprécié sur des titres comme « Pourvu » et « Les oubliés ». France 3 et France Bleu soulignent dans leurs chroniques que Sers incarne avec justesse la France rurale, des ronds-points aux cafés de village, mettant en lumière avec douceur ces territoires parfois négligés par le tumulte médiatique. Son attachement aux racines et aux valeurs familiales résonne particulièrement dans le contexte périgourdin, comme le confirme un long article de Radio France Périgords. Un toucher d’authenticité qui séduit toutes générations Les textes de Sers parlent de filiation, de mémoire et du respect des anciens — des thématiques qui résonnent profondément dans des régions où le lien familial est un socle essentiel. Que ce soit avec « La vie, c’est un slow » ou « Les oubliés », son répertoire parle aussi bien aux adolescents qu’aux grands-parents, créant une expérience conviviale et non cynique, reflet d’une vraie reconnaissance des petites gens. Une tournée d'envergure et un effet dynamisant pour la région Le concert de Sarlat ne sera pas un événement isolé mais l’un des premiers jalons d’un vaste tour de France baptisé « ICI », qui s’étendra d’octobre 2026 à novembre 2027. Cette tournée emmènera l’artiste de Grenoble à Lyon, de Lille à Limoges, jusqu’à un prestigieux Olympia parisien, complétant un maillage qui témoigne de sa popularité grandissante. Le site France Bleu Périgords insiste sur le caractère symbolique du choix de Sarlat pour ouvrir cette saison, soulignant l’importance de cette date comme point de départ stratégique. Un engouement qui dynamise la billetterie L’article de Sud Ouest révèle un engouement impressionnant : en une semaine, les recettes de préventes au centre culturel atteignent près de 75 000 euros, soit 44 fois le montant de l’année précédente. Outre le concert de Gauvain Sers, la programmation affiche également de bons taux de remplissage pour d’autres artistes tels que Julien Clerc, signant ainsi un équilibre convaincant entre têtes d’affiche et découvertes. Un renouveau culturel pour Sarlat et le Périgord noir Les ambitions de la municipalité vont bien au-delà d’une soirée. En choisissant de doubler les moyens alloués et d’aligner des concerts d’artistes de renom tout en favorisant l’accessibilité tarifaire, Sarlat se positionne comme un modèle pour les villes moyennes qui souhaitent faire vivre la culture. Cette nouvelle programmation « Ça va vous plaire », largement relayée sur les réseaux sociaux de la ville et l’office de tourisme, témoigne d’une volonté de bâtir une fidélité durable, en ramenant un public varié et en cultivant un lien fort entre les spectacles et le territoire. Vers un héritage durable au croisement des arts et des territoires Se poser la question de ce que laissera ce concert de Sarlat dans l’histoire de Gauvain Sers et de la scène locale invite à imaginer un moment fondateur. Ce rendez-vous marquera certainement un tournant dans la carrière de l’artiste autour de son nouvel album, et parallèlement, il pourrait symboliser le commencement d’une époque où la chanson française se conjugue dans les petites villes, hors des circuits habituels des grandes métropoles. La réussite de cette soirée laisse entrevoir que la musique et la culture peuvent véritablement « retisser des liens entre les générations », redonnant tout son sens à un art populaire, familial et profondément humain. À quelques mois de l’événement, une chose est sûre : les places vont s’envoler rapidement, confirmant que Gauvain Sers et la ville de Sarlat écrivent ensemble un nouveau chapitre brillant de la chanson française et de la vie culturelle en Périgord noir.

  • Benjamin Biolay, la mélancolie en majesté à Versailles

    Dans la Galerie des Glaces, les spots illuminent les dorures comme autant d'éclats cuivrés. Lorsque les premières notes de Benjamin Biolay résonnent sous les plafonds peints du château, on ressent comme une suspension du temps, une sorte de recueillement collectif. L'univers mélancolique et urbanisé de ce natif de Villefranche-sur-Saône, confronté à la grandeur solennelle et baroque de Versailles, pourrait sembler paradoxal voire discordant. Pourtant, lors de cette soirée exceptionnelle « Versailles en fête » diffusée sur France 2 le 5 septembre 2026, le mariage s'avère harmonieux et riche de sens. Ce spectacle d'exception, porté par Stéphane Bern et pensé comme une célébration populaire du patrimoine national, s'inscrit dans une volonté affirmée de faire dialoguer la création contemporaine avec un lieu chargé d'histoire. Le château, ses jardins dessinés par Le Nôtre, la chapelle royale ou encore le Grand Trianon se transforment en scène ouverte, où la musique devient un pont entre siècles et générations. Benjamin Biolay, un gaucher mélancolique à Versailles Depuis près de vingt ans, Benjamin Biolay incarne une chanson française à la fois classique et modernes, respectueuse de la tradition et ouverte à la sensibilité d’aujourd’hui. Souvent caricaturé en dandy parisien, il est en réalité un artisan méticuleux qui manie avec finesse orchestrations riches, cordes enveloppantes et cuivres brillants. La scénographie de la soirée, avec Biolay placé au cœur de la Galerie des Glaces, semble célébrer cette grandeur musicale autant que l'architecture elle-même, dans un dialogue subtile entre mélancolie urbaine et faste royal. Son répertoire, marqué par des histoires intimes de couple, parfois abîmées mais toujours poétiques, se fond dans la noblesse historique du lieu, rappelant que la musique peut être un acte de transmission et d’ancrage culturel. « Versailles en fête » offre ainsi une nouvelle lecture de sa musique, qui devient aussi spectacle vivant et patrimoine vivant. Un programme prestigieux et une ambition culturelle renouvelée Cette soirée organisée par Mediawan en collaboration avec Château de Versailles Spectacles et l’Opéra Royal met en lumière une constellation d’artistes emblématiques : Soprano, Zazie, Jenifer, Grand Corps Malade et bien d’autres. Chaque artiste investit un lieu chargé de sens dans le domaine, et la mise en scène mêle habilement tableaux musicaux, arts visuels et histoire vivante, révélant un château qui s’adapte et se réinvente. L’initiative s’inscrit dans une saison 2026-2027 pensée pour amplifer la place de la musique sous toutes ses formes à Versailles, croisant opéras baroques, concerts populaires et grandes eaux musicales. Il s'agit d'une stratégie culturelle ambitieuse visant à ouvrir les portes d'un patrimoine souvent perçu comme élitiste à un public plus large, tout en respectant la richesse historique du lieu. De Versailles aux grandes scènes françaises : le parcours vibrant de Biolay Les annonces récentes autour de Benjamin Biolay témoignent d’un artiste en pleine ascension populaire, qui dépasse les murs confinés des salles parisiennes pour investir festivals et fêtes populaires en province, comme le souligne sa présence aux Fêtes de la Mirabelle à Metz. Sa tournée d’automne 2026 inclut même un passage dans l'agglomération versaillaise, renforçant ainsi la symbolique de ce pont entre patrimoine et modernité. L’exposition télévisuelle que lui offre France 2 avec « Versailles en fête » est une occasion unique de faire découvrir à un vaste public un artiste dont l’œuvre conjugue rigueur musicale et émotion. Porté par une promotion soutenue sur les réseaux sociaux, cet événement s'annonce comme un tournant dans la reconnaissance collective de Biolay. Le rôle de passeur culturel de l’émission Animée par Stéphane Bern, la soirée joue pleinement son rôle pédagogique, entre performances artistiques et anecdotes historiques, promettant d’éclairer le public sur les secrets du château à travers un récit vivant. Cette démarche illustre bien la conviction que la culture, loin d’opposer variété et patrimoine, peut se nourrir de cette rencontre et se transmettre à travers la musique populaire. Quand les mélodies mélancoliques de Biolay s’entrechoquent avec les ors du Roi Soleil, quand les poèmes déclamés par Grand Corps Malade résonnent dans les jardins dessinés pour la gloire monarchique, c’est tout un fil ininterrompu de l’histoire culturelle française qui se dévoile, vibrant au présent. Un espoir d’héritage vivant et d’ouverture Au-delà de l’instant télévisuel, cette soirée laisse un héritage durable, ancrant Benjamin Biolay dans la mémoire collective comme une voix à la croisée des chemins entre tradition et modernité. Elle invite également à voir le château non seulement comme un musée figé, mais comme un espace vivant et ouvert à la création contemporaine. En s’adressant aux familles, aux jeunes générations, « Versailles en fête » propose une autre approche du patrimoine, accessible et vibrante, et trace un chemin où musique populaire et grande histoire s’éclairent mutuellement. En somme, Biolay ne vient pas effacer Lully, mais lui tendre la main et réinventer la chanson française dans le dialogue des siècles. Cette soirée exceptionnelle donne ainsi à entendre, sous les dorures éclatantes, une mélancolie urbaine pleine de majesté, promesse d’un enracinement musical riche et contemporain. De la Galerie des Glaces à vos salons, Benjamin Biolay s’invite à « Versailles en fête » sur France 2 et confirme sa place singulière dans la chanson française contemporaine.

  • Eddy Mitchell chevauche à nouveau… mais en BD : l’épopée très rock de « Colt et Cognac »

    Je revois encore Eddy Mitchell en costume sombre devant l’écran du « Ciné-Club », présentant d’une voix tranquille un western poussiéreux du dimanche soir. Quarante ans plus tard, le même amoureux de grands espaces et de duels au soleil signe son propre western… mais en bande dessinée. À 83 ans passés, l’interprète de « La Dernière séance » s’offre une première fois tardive : un album intitulé « Colt et Cognac », financé par les lecteurs eux‑mêmes et fabriqué comme un objet collector, presque clandestin, loin des rayons des grandes librairies. Ce qui pourrait ressembler à un simple produit dérivé de star cache en réalité une petite aventure éditoriale très singulière, née à Chartres et portée à bout de bras par un scénariste passionné, Jean‑François Vivier. C’est lui que je retrouve, en filigrane, dans ce projet : un homme qui a grandi avec les chansons de Schmoll et qui, un jour, a osé lui proposer de transformer ses rêves de western en BD. Longtemps, tout cela aurait pu rester une conversation un peu folle. Mais, depuis cet été, le feu est définitivement passé au vert : la campagne de financement participatif a atteint – et même dépassé – son objectif, et « Colt et cognac » va bel et bien exister. L’origine d’un rêve de western en bande dessinée Pour comprendre comment on en arrive là, il faut revenir en arrière. Eddy Mitchell ne s’est jamais caché de sa passion pour la BD et le western : il en parle volontiers sur ses réseaux sociaux, comme un gamin qui ne s’en est jamais remis. Sur sa page officielle Facebook, il a raconté comment est née l’idée de « Colt & Cognac » : un synopsis qu’il a imaginé lui‑même, mûri au fil des années, mélange d’héritage familial, de villes qui sentent la poudre et de grands espaces dignes d’un film de John Ford. Ce n’est pas un hasard si c’est un indépendant français, Jean‑François Vivier, installé à Chartres et déjà auteur de plusieurs biographies dessinées, qui a pris le relais pour transformer ce canevas en scénario complet. Dans une interview à L’Écho Républicain, Vivier explique qu’il a très tôt eu envie de se frotter à ce rêve de western avec la bénédiction de Mitchell, au point de créer sa propre maison d’édition, L’Atlantide, pour garder la main sur le projet. Un casting artistique de choix pour un western contemporain Le duo s’est ensuite entouré d’un dessinateur italien, Francesco Rizzato, au trait réaliste et cinématographique, ainsi que d’un coloriste, Marco Francescutto, choisi pour donner à ces planches l’ampleur lumineuse des grands classiques du genre. Le style graphique est acclamé par les lecteurs sur les forums spécialisés comme BDGest et Sanctuary, où la finesse du dessin et la richesse des couleurs renforcent l’ambiance western authentique. La voie du financement participatif : une nouvelle ère pour la production BD Face à la prudence des éditeurs traditionnels confrontés à un projet mêlant une star de la chanson et un format franco‑belge classique, Vivier choisit une voie très actuelle : Ulule. En juin, il lance une campagne de financement participatif autour d’un argument simple – « Un western d’Eddy Mitchell en BD ! » – et d’une promesse claire : un tirage initial limité, réservé aux contributeurs, fabriqué avec un soin presque maniaque. La page de campagne détaille les contreparties alléchantes : édition classique, version luxe, ex‑libris, rencontres exclusives avec l’équipe, et un making of. Sur les réseaux d’Eddy Mitchell, une série de courtes vidéos explicatives répond aux questions des fans et révèle la motivation profonde de l’artiste, qui aime la BD parce qu’elle « fait travailler l’imagination » et s’est entouré de professionnels « qui savent faire ». Un succès qui illustre l’engouement pour la culture indépendante Le succès ne se fait pas attendre : un dimanche de septembre, la barre symbolique de 30 000 € est franchie, puis largement dépassée, avec plus de 36 000 € recueillis à la clôture, bien au-delà de l’objectif initial. Ce financement populaire rend très concret ce qui était au départ une gageure : les planches peuvent partir en impression, transformant la BD en un véritable objet collector et exclusif. Un récit d’initiation au parfum authentique d’Ouest américain Le pitch dévoilé raconte l’histoire de Jean Bonneterre, héritier d’une riche famille parisienne, parti dans l’Ouest américain pour solder un contentieux autour d’un saloon baptisé « Le Cognac ». Ce récit mêle initiation, duels au soleil, humour et personnages hauts en couleur, que l’on imagine déjà dialoguer avec la gouaille propre à Eddy Mitchell, fidèle à ses influences des westerns italiens et américains. L’impact culturel et la fidélité à ses passions Cette BD illustre aussi une fidélité chère à beaucoup de Français : rester fidèle à ses passions et ses héros de jeunesse, tout en les réinventant. Eddy Mitchell, figure tutélaire sans cynisme de la chanson française populaire, s’amuse à bâtir un western en cases et phylactères, offrant ainsi la preuve que l’on peut vieillir sans jamais renoncer au goût de la fiction. Si pour l’instant l’album reste réservé aux contributeurs et hors circuit des librairies, l’espoir d’une édition plus large est déjà sur la table, ce qui pourrait permettre à un plus vaste public de découvrir cette œuvre singulière. Une nouvelle aventure pour Eddy Mitchell Pour Eddy Mitchell, « Colt et Cognac » marque une nouvelle aventure artistique après ses escapades au cinéma, dans les romans et la musique. Ce projet s’inscrit dans la continuité de sa carrière marquée par l’amour des arts et des récits, cette fois porté par une bande dessinée qui promet de devenir un jalon dans son parcours. Jean‑François Vivier, de son côté, planifie de finaliser rapidement les planches restantes, les corrections éditoriales, et l’impression afin de livrer cet album très attendu aux soutiens, faisant de cette initiative un modèle de production indépendante et participative dans le monde de la BD.

  • Bénabar rallume “Le soleil des absents” : un retour en fanfare entre deuil, tendresse et grandes salles

    Je me souviens très précisément du moment où j’ai compris que Bénabar avait réussi son coup : une fin d’après-midi de janvier, un café tiède à la main, et cette phrase qui tombe à la radio, presque en passant : « Le soleil des absents, le nouvel album de Bénabar, sort aujourd’hui. » J’ai monté le son, curieux de voir ce qu’un onzième album pouvait encore raconter après vingt-cinq ans de chanson française, trois millions et demi de disques vendus et plus de deux mille concerts. Quelques mois plus tard, en observant sa tournée 2026-2027 se dessiner, avec des escales à Aurillac, Bordeaux, Lyon, Montpellier, Niort, Strasbourg, une halte à l’Olympia et un détour par La Réunion, ce retour s’impose comme un projet profondément vivant, loin de toute nostalgie. Son nom, inscrit au cœur des programmations culturelles, illustre une constance, une promesse de soirées mémorables qui mêlent humour, émotion et spectacle familial. Une trajectoire artistique construite avec soin Bénabar est la figure emblématique d’une chanson française qui conte les petites histoires de la vie quotidienne avec un humour subtile et une tendresse sans faille. Depuis son premier album La P’tite Monnaie en 1997 jusqu’à Reprise des négociations en 2005, il s’est imposé comme le narrateur des « dîners qui tournent mal » et des instants banals sublimés par le texte et la musique. Son parcours est jalonné de projets multiples : cinéma, scénarios, adaptations littéraires, sans jamais se couper de son public fidèle. Pourtant, après ses albums de 2021, Indocile heureux et On lâche pas l’affaire, une pause scénique de quatre ans se fait sentir. Retour sur scène avec un « full band » En 2026, son retour scénique marque une nouvelle étape. Avec une grande formation incluant cuivres et violon, ce « full band » traduit une volonté de renouvellement qui accompagne Le soleil des absents, son onzième album. Cette période est aussi ponctuée d’une introspection profonde, avec la peur de devenir son propre sosie et l’envie de ne pas se répéter. Le disque reflète ces enjeux intimes : avec des titres qui abordent paternité, âge mûr, deuil et la lumière qui perce malgré les épreuves. Invité à France Bleu, Bénabar confie qu’il « n’a plus du tout envie d’être pessimiste », formule qui résonne comme un contrepoint optimiste dans un monde souvent cynique. Le soleil des absents : un album cohérent et solaire Avec onze titres s’étalant sur trente-deux minutes, Le soleil des absents offre des petites chroniques du quotidien, oscillant entre gravité et éclats de joie. La critique salue la cohérence artistique, notamment sur des plateformes comme FP Nightfall ou le site officiel du label Sony Music. Le premier titre Quoi qu’on dise ouvre l’album en abordant l’enfance et le doute, posant le décor d’une œuvre ancrée dans la mémoire et les émotions simples. Viennent ensuite des chansons telles que Playlist de darons, Ma banlieue vue de drone qui évoque les racines, ou Les Coups traitant des blessures de la vie. Notons aussi Fuck la peine, titre typiquement Bénabarien, jouant sur l’ironie pour désamorcer la douleur, contrastant avec un ovni musical et philosophique comme La Gravité. Le titre Les Camarades résonne comme un hymne à la fraternité et à la loyauté. Chansons personnelles et collaborations marquantes Deux chansons illustrent particulièrement cette nouvelle phase : Elles dansent, un regard tendre sur sa fille adolescente, et Reste-t-il du bonheur, un duo marqué avec Pascal Obispo qui examine l’usure des sentiments. Cette dernière chanson, décrite par Bénabar en interview sur RFM, est une conversation intime mêlant regret et gratitude. Une tournée ambitieuse et une géographie affective Le 29 avril 2026, son concert à l’Olympia devient le symbole d’un renouveau. La tournée s’étend sur une trentaine de villes en France et en Belgique, mêlant festivals (Grandes Marées, Meules Bleues) et salles de renom (Elispace, Acclameur, Théâtre Sebastopol). Ce tour de France musical dessine une cartographie affective et culturelle, reliant centres-villes rénovés et périphéries, jardins secrets d’une France vibrante. Dans les programmations régionales, Bénabar est présenté comme un incontournable de la saison culturelle 2026-2027, mêlant famille, humour et émotion. Dans une interview au festival Lorient Océans, il décrit cette tournée comme un « best of festif », avec une grande équipe sur scène prête à divertir tout en laissant place aux nouvelles chansons au message plus profond et lumineux. L'impact culturel et le legs d'un artiste fidèle à ses racines Malgré les changements d'époque et les modes, Bénabar continue d'imposer une chanson à texte de qualité. Son travail est reconnu et s’illustre dans les playlists aux côtés d’artistes comme Gauvain Sers, Gaëtan Roussel ou Julien Clerc, témoignant d’une tradition de la chanson française qui perdure. Le choix de célébrer les vingt ans de Reprise des négociations non par la nostalgie mais par la création d’un nouveau cycle, reflète une fidélité simple et profonde : au public, à la chanson et à une lumière intérieure refusant de s’éteindre, même dans le deuil. Ce cheminement artistique, entre ombre et lumière, fait de Bénabar un auteur-compositeur-interprète dont la place dans le paysage culturel français est aussi solide que chaleureuse.

  • Laurent Voulzy à Vittel : Un Concert Intime et Évocateur le 4 Octobre 2026

    À l'image d'une scène new-yorkaise baignée de lumière tricolore au cœur de Central Park, Laurent Voulzy incarne, depuis plusieurs décennies, l'élégance d'une chanson française qui traverse le temps et les générations. Le 12 juillet dernier, lors du Bastille Day à New York, il a offert à un public cosmopolite des moments forts, mêlant "Rockollection", "Belle-Île-en-Mer" et "Le pouvoir des fleurs", rappelant ainsi sa place éminente dans le paysage musical français. En octobre 2026, c'est dans un cadre bien différent, le palais des congrès de Vittel, que le chanteur de 77 ans promet une soirée tout aussi mémorable, illustrant sa capacité à tisser des liens avec des publics variés, loin des seules grandes métropoles. Un Parcours Artistique Marqué par la Scène et l'Émotion Depuis son début de carrière dans les années 1970, Laurent Voulzy s'est imposé comme une voix emblématique, mêlant mélodies raffinées et textes poétiques. Son chemin récent témoigne d'une quête de profondeur et d'authenticité, notamment avec sa tournée "Églises et Cathédrales" commencée en 2018. Plus de 200 concerts ont été donnés dans des lieux empreints de spiritualité en France, Belgique et Suisse, offrant une nouvelle dimension à ses chansons, sublimées par un dispositif musical subtil intégrant chœurs et harpe. Le concert à Saint-Dié, dans la cathédrale vosgienne, en juin 2023, fut emblématique de cette approche, une fusion entre musique populaire et acoustique sacrée. 2025 marque un tournant avec un retour aux salles classiques, début d’une tournée internationale qui le mène des Francos de Montréal au cœur de Manhattan, en passant par plusieurs villes françaises de moyenne importance. Le Livre "Caché Derrière" : Une Rétrospective Personnelle Parallèlement à ses engagements scéniques, Laurent Voulzy publie "Caché derrière", une autobiographie touffue où il dévoile les pans intimes de sa vie : enfance, timidité, et cette manière particulière de considérer la scène non comme un simple podium mais comme un refuge protecteur. Ces confidences donnent au public une autre clé pour comprendre la sincérité avec laquelle il interprète ses morceaux sur scène. L'Alliance des Grands Espaces et des Intimités Régionales Le parcours 2026 de Voulzy dessine une carte étonnante entre grandes capitales culturelles et charmantes villes moyennes : Paris, Montréal, New York, mais aussi Élan court, Lens, et Vittel. Cette stratégie témoigne de sa volonté intacte de rester proche du public, allant au-delà des circuits habituels des stars et renforçant l'idée d'une musique vivante, bien ancrée dans le réel. Le concert à Vittel, prévu pour le 4 octobre, s'inscrit dans cette dynamique. La ville thermique vosgienne, connue pour son architecture Belle Époque et sa douceur automnale, accueille l'artiste dans un écrin à taille humaine, garantissant une ambiance feutrée et un échange privilégié avec les spectateurs, contrastant avec la scène immense de Central Park ou les grandes salles de festivals internationaux. Programme et Atmosphère : Un Voyage Musical Intense La setlist mêlera ses succès incontournables, tels que "Marie-Galante" ou "Le Soleil donne", à des titres récents retravaillés avec une douceur chorale, garantissant une expérience sonore riche mais jamais tape-à-l'œil. La billetterie propose des tarifs accessibles (39 à 42 euros), soulignant l’intention d’ouvrir cette expérience musicale au plus grand nombre. Une Chanson Française Patrimoniale Vivante La capacité de Voulzy à fédérer un public intergénérationnel, vu notamment à New York, souligne son rôle de passeur entre patrimoine musical et actualité. Sa musique, loin des hommages figés, s'incarne pleinement dans ses tournées qui font voyager chansons et souvenirs, de Manhattan aux Vosges. Dans ces gestes de fidélité aux lieux visités, Laurent Voulzy illustre la pérennité d’une chanson qui se renouvelle dans le partage et la gratitude envers un public fidèle. Il confie dans ses interviews que la scène est une forme de deuxième vie, enrichie par la complicité des voix qui reprennent ses refrains et l’enthousiasme des jeunes découvrant ses morceaux sur les plateformes numériques. Conclusion : Un Événement à Vivre Pour Les Vosgiens et Au-Delà Le 4 octobre 2026 au palais des congrès de Vittel, plus qu’un simple concert, ce sera un rendez-vous entre un artiste et son public, un instant suspendu où s’entrelaceront souvenirs et émotions. Rockollection et Belle-Île-en-Mer résonneront comme autant de fragments d’une mémoire collective qui, par la voix de Laurent Voulzy, continue de vivre intensément. Ce concert représente une célébration de la simplicité et de la beauté partagée, dans une époque où la fragilité des liens humains rend ces moments artistiques d’autant plus précieux. Voulzy, figure intemporelle de la chanson française, confirme ainsi son rôle de gardien de ces trésors sonores, entre intimité et grandeur d’âme.

  • Thomas Dutronc, le deuil en clair-obscur : comment il avance sans Françoise Hardy

    « On reste toujours orphelin. » Cette phrase, prononcée par Thomas Dutronc dans un calme presque clinique, synthétise l'essence de son parcours depuis la disparition de sa mère, la légendaire Françoise Hardy, en juin 2024. Dans une interview intime donnée pour l'émission Voix Intérieure sur la chaîne YouTube du Figaro, le musicien se livre sans détours, témoignant d'un deuil où les blessures restent ouvertes, et où la présence maternelle laisse un vide immense. Un héritage personnel et artistique profondément marqué Né au cœur d'un couple mythique de la chanson française, Thomas Dutronc porte en lui l’empreinte indélébile de Françoise Hardy et de Jacques Dutronc. Son deuil ne se limite pas à la perte d'un parent, mais revêt aussi une dimension symbolique forte liée à cet héritage musical et culturel. La voix mélancolique et raffinée de Françoise Hardy a accompagné plusieurs générations, et sa disparition a suscité une onde de choc au sein du paysage musical hexagonal. Dans ses confidences recueillies par de nombreux média, dont le Journal des Femmes, Thomas fait émerger ce paradoxe d’un fils endeuillé qui doit aussi continuer le récit familial avec délicatesse. Il insiste sur ces détails du quotidien – une intonation, une photo, une chanson – qui prennent soudain une importance nouvelle dans l’absence. Le parcours du deuil : entre douleur et tendresse Depuis deux ans, Thomas Dutronc vit un deuil rythmé par l'absence constante et le souvenir vivant de sa mère. Le temps n’a pas effacé la douleur, mais il a transformé la manière dont elle s’exprime. Ses interventions récentes, comme celles relayées par Le Figaro Culture et YouTube / Le Figaro, témoignent d’une lucidité bouleversante : le deuil est un processus qui ne s’achève pas vraiment, mais qui se vit avec douceur, parfois avec humour, même dans la souffrance. Les derniers moments passés avec Françoise Hardy, racontés avec émotion dans une interview vidéo partagée par France TV, illustrent ce regard clair-obscur sur la fin de vie : malgré la maladie et la fragilité, il y avait des instants de rire, complices et tendres, qui ancrent une mémoire vivante et chaleureuse. Des projets artistiques pour poursuivre la mémoire Plutôt que de s’enfermer dans la mélancolie, Thomas Dutronc s'engage dans une démarche de célébration et de transmission. Il prépare deux projets inédits pour honorer Françoise Hardy : un spectacle-hommage mêlant ses propres compositions et celles de sa mère, ainsi qu’un documentaire qui offrira un regard inédit sur la vie et l’œuvre de l’icône. Ces initiatives, rapportées par Nostalgie et Odele Media, témoignent d'une volonté de faire vivre cette mémoire « autrement ». Cette résonance artistique est un prolongement du combat mené par sa mère contre la maladie, une manière de transformer le manque en beauté. Elle s’inscrit aussi dans une tradition française où le souvenir des grands artistes est célébré à travers des hommages sensibles, permettant aux nouvelles générations de découvrir des joyaux intemporels. La place de Françoise Hardy dans le patrimoine musical français Au-delà de sa vie privée, Françoise Hardy est une figure majeure de la chanson française des années 60, symbole d’une mélancolie élégante et d’une poésie intime. Son œuvre a touché des millions de fans, qu’ils soient mélomanes ou simples auditeurs, ravivant en eux la nostalgie des premiers amours et la beauté fragile des instants volés. Son style, mêlant folk, pop et chanson française, a influencé de nombreux artistes contemporains, et son élégance naturelle demeure une source d'inspiration. Le travail de Thomas pour faire revivre cette mémoire contribue à maintenir vivace cet héritage dans une époque où la musique évolue rapidement. Un témoignage universel sur le deuil et l’amour filial Thomas Dutronc, en se confiant sur son chagrin, offre un récit poignant et accessible sur une expérience universelle : la perte d'un parent. Il refuse la complaisance et la dramatisation excessives, préférant décrire avec authenticité ce mélange diffus de douleur, de résilience et de souvenirs partagés. Cette parole simple et sincère a trouvé un écho profond auprès du public, comme en témoignent les nombreuses vidéos et commentaires d’hommages diffusés sur YouTube et les réseaux sociaux. Enfin, ce cheminement est aussi celui d’un homme qui, à 50 ans, se découvre davantage à travers le prisme de son histoire familiale, de son amour pour la musique, et de sa volonté de faire vivre la mémoire de celle qui fut sa mère, son guide, et son inspiration. Conclusion : continuer à parler doucement d’amour Au fil de ces échanges, se dessine une forme de fidélité à Françoise Hardy, qui refuse d’être enfermée dans le silence ou l’oubli. En mêlant musiques, images et témoignages, Thomas Dutronc trace une voie où la lumière perce les ombres du deuil, offrant une manière de prolonger le dialogue avec l'absente. Cette actualité, riche en émotions et en projets, incarne une réponse sensible à la douleur, une manière d'exprimer que même lorsque la voix aimée se tait, l'amour et la mémoire continuent à vibrer, doucement, au creux du cœur.

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